13.02.2012
La modification marquée de la politique du Parti Socialiste Neuchâtelois qui j’espère « contaminera » le PS tout entier !
La lecture de la presse locale neuchâteloise me pousse aujourd'hui, à communiquer mon contentement (après une opinion longtemps ambigüe sur le PS) sur le virage politique pris par ce dernier, se rapprochant ainsi de sa mission politique (du moins dans sa version officielle). La prise de connaissance de la nouvelle stratégie du PSN que j'estime plus proche qu'auparavant de l'idéologie d'un parti socialiste, me remplit d’un nouvel espoir !
Concernant les pratiques fiscales, Thierry Grosjean, dans son interview dans l'Express d'aujourd'hui, rappelle l'abandon de la pratique d'exonération fiscale pratiquée à l'égard de certaines entreprises (depuis 2011) pour rendre la fiscalité équitable à toutes les sociétés implantées dans le canton. Je salue donc le courage politique dont a fait part A. Studer, Conseiller d’Etat chargé des Finances, même si les recettes fiscales du canton ont été et seront touchées par ces directives. (J'avais "loupé" un épisode, désolé).
Je dois avouer que j'ai été longtemps offusqué par la stratégie fiscale mise en place il y a deux décennies par le camarade "à la pipe" ( P. Dubois, pour être plus précis, et veuillez accepter que je continue, le concernant, à utiliser ce sobriquet, je trouve - avis personnel - qu'il lui va si bien et j’espère qu’il le prendra avec humour!). Comme vous le savez peut-être, la stratégie d’antan se basait sur des cadeaux fiscaux mirobolants et autres (mise à disposition de terrains appartenant au canton à des prix très bas par rapport à leur valeur sur le marché ou mise à disposition de locaux au loyer frisant le chiffre zéro, etc.). Ces cadeaux étaient faits pour attirer des entreprises sur le territoire cantonal et prometteuses de création d'emploi, dans un contexte financier et économique déjà difficile, et étaient sensés être compensés par l'imposition sur le revenu des nouveaux salariés engagés par ces entreprises afin de préserver l'équilibre des recettes cantonales, voire les accroitre. Voilà donc une stratégie bien machiavélique et, vous l'avouerez, indigne d'un parti qui se qualifie de socialiste affichant l'image du parti défenseur des travailleurs, des employés aux bas salaire et de la classe moyenne aux revenus, mêmes s'ils sont corrects, sont bien loin des revenus supérieurs d'autres strates de cette même classe moyenne! Faire des cadeaux à des entités déjà riches pour puiser dans le porte-monnaie de personnes auxquelles même l'aide d'une fiduciaire n'est quasiment d'aucune utilité tant les déductions fiscales pour les employés sont fixées, ce qui n'est pas le cas des professions libérales et des entreprises: c'était quand même un comble pour un Parti socialiste! (voici d'ailleurs peut-être un autre combat, outre l'harmonisation fiscale, et ce sur tout le territoire Suisse, à mener par le PS). Heureusement, cela appartient (pour partie) à l’histoire !
Et cette politique à donc duré quasiment 20 ans avant que le camarade Studer ne décide de changer son fusil d'épaule et d'appliquer un principe de traitement fiscal des entreprises plus égalitaire et plus proche de la mission du PS. Et, encore une fois, je l'en félicite! Il annonce déjà aussi une réforme de l'imposition sur le revenu des personnes physiques, attendons des précisions sur cette réforme! Mais attendons surtout les mises en pratique de ces bouleversements car j'ai malheureusement appris à être méfiant tant face aux politiciens, qu'aux administrations et institutions publiques ou privées et surtout face aux institutions financières.
J'ai lu aussi dans l'Express de ce jour que le PSN avait décidé (je cite) de "s'ancrer (enfin !) à gauche"! Je cite encore: "C'est un signal fort d'un recentrage sur nos valeurs" et ce mouvement s'est concrétisé par l'élection d'un nouveau vice-président affirmant: "rapprochons le PS des travailleurs!". Pour ces déclarations et ce qui a précédé je dis: bravo! Voilà enfin un parti socialiste cantonal décidé à agir conformément à ses buts affirmés! Encore une fois toutes mes félicitations, d’ailleurs l’opinion que j'avais sur le PS est remontée de quelques barreaux sur mon échelle de l'estime!
Cependant, là encore, je vais dire attendons les actes. N'y a t'il pas, dans le recentrage annoncé par le parti, un calcul lié à de prochaines élections et à l'espoir que l'UDC (avec ses quatre dernières erreurs dont la plus importante est celle de l'affaire du Grippen) perdra des voix pour récupérer celles des "basses couches sociales"?
Ma méfiance doit apparaître pour certains comme de la paranoïa, mais malheureusement je connais bien les mentalités des "éminences grises" du PSN (qui ne sont pas ceux que l’on croit : il y a ceux qui s’exposent et ceux qui décident, voire qui intriguent)! Ce qui explique que dans mon cas, il est très difficile de se départir de cette méfiance.
Alors, je me répète: observons les actes concrets et "laissons le temps au temps" comme disait F. Mitterrand.
Jacques Karpowicz
13:08 Publié dans Associations, Economie, Histoire, Médias, Politique, Résistance, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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